Degemer-mat !


Du 11 au 17 avril 2010
Deuxième Edition du
Tro-Breizh an Emrenerezh
On remet ça !
Campagne 100 % UDB - 100 % Autonomie !
Vidéo résumé de la première édition (juin 2009)
Le Peuple breton a été lancé en 1964. Il a publié en septembre 2005 son numéro 500.
Depuis plus de quarante ans, son objectif est triple : promouvoir une idée : être breton et citoyen du monde ; servir la cause de la Bretagne de manière démocratique et progressiste ; regarder et comprendre le monde à partir de la Bretagne.
Si Le Peuple breton peut être considéré comme l’organe de presse de l’UDB, il a toujours eu le souci et la volonté
d’en faire un espace de débat, de confrontation d’idées. Chaque mois, ces colonnes sont largement ouvertes à d’autres peuples, à d’autres courants de pensée.
S'abonner au Peuple Breton : cliquez ici
35 Euros pour 11 numéros, 17,50 Euros tarif
réduit
Contact : pondi@europe-ecologie-bretagne.org ou 06 81 75 92 04
Sinema-ha-diviz
D’ar Meurz 24 a viz Kala-goañv e Pondi
Sinema REX, 8e noz, 4€ da vont e-barzh
Bannadenn film
Le syndrome du Titanic Get Nicolas Hulot & Jean-Albert Lièvre
Diviz : A-zivout an tabutoù war ar stern e Kopenhagen
Get Guy HASCOUET Pennlistenn EUROPA EKOLOGIEZH BREIZH
Kemeromp abeg en dilennedegoù e'it embann ar pezh a faot deomp ober amañ da gentañ ha dre ret da zigreskiñ ar gazoù efedoù gor ganto ha mont da vat a-enep tommadur an hin.
Ne vez ket marc’hataet get an hin, graet e vez, hag e vez !
Un abadenn aozet get strollad EE PP – evit mont e darempred : pondi@europe-ecologie-bretagne.org / 06 81 75 92 04
Ce mois-ci c'est notre Camarade Tristan An Nedeleg qui interviewe des membres du collectif AI'TA.
Pour télécharger les bonnets-rouges : cliquez sur l'image ci-dessus
La ministre de la Justice de la République d’Irlande a demandé que le match France-Eire, entaché d’une grossière erreur d’arbitrage fatale à la sélection irlandaise, soit rejoué. L’Union démocratique bretonne reconnait la légitimité de la demande et encourage la Fédération Française de Football (FFF) et les instances politiques françaises à y répondre favorablement.
L’UDB tient à saluer le « fair flay » de la sélection irlandaise et des supporters irlandais dont la tenue, à l’issue du match, fut en tout point exemplaire. Elle tient aussi à saluer la franchise de Thierry Henry qui, coupable du double contrôle de la main qui a conduit au but français, a reconnu sa faute. Si la spontanéité du geste est excusable, en accepter la conséquence (l’élimination directe de l’équipe adverse) ne le serait pas.
La FFF, parce qu’elle représente la France, est dépositaire de son image dans le monde. Elle ne peut se permettre de célébrer « la victoire de la France qui triche ».
A contrario si la France accepte que le match soit rejoué au Stade de France, la qualification de la sélection française dans des conditions équitables lui donnera une aura à nulle autre pareille.
L’occasion est donnée au monde du football professionnel de démontrer que l’argent n’a pas définitivement perverti les valeurs morales du sport. Messieurs les Français, pour la beauté du geste, pour la noblesse du sport, remettez la balle au centre. Prouvez que l’esprit de d’Artagnan n’est pas mort.
Pour l’Union démocratique bretonne,
La porte-parole Mona Bras
L’article de Jeudi dernier, sur l’action d’Ai’Ta, qualifiait les bretonnants d’attardés ??
Prenons ensemble Le petit Robert : « attardé » signifie: « Dont l'intelligence s'est peu
développée. Ex : Un enfant très attardé ». Mais qui est (sont) la(es) véritable(s) attardée(s),
les bretons bretonnants, polyglottes, démocrates, ouverts sur le monde ou Mme Riquet, qui
privilégie le monolinguisme, la pensée unique et qui semble au final être prise d’une crise
d’identité à la française ?
Identité nationale, patriotisme exacerbé, modèle républicain unique: nous assistons à
un retour de notions qui rappellent des heures bien funestes de l’Histoire de France.
L’identité nationale défendue par le gouvernement est bien en décalage avec les attentes de
la population française, car en plus d’être à contre temps du sens de l’histoire Européenne,
elle ouvre un débat qui divise et stigmatise. L’identité nationale française ne peut être
définie de façon technocratique, du haut vers le bas par le biais des préfets, car la France
n’est pas la France de Paris, mais la France des Régions, c’est la réunion de leurs identités
qui compte.
Etre attaché à une région, à un pays, le comprendre, est-ce un acte condamnable, ou
bien n’est-ce pas plutôt une démarche de progrès, telle que pouvait la décrire Ernest Renan :
« les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un profond respect
pour leur passé ». Et c’est ce que font les Bretons : comprendre la richesse culturelle que les
Anciens leur ont léguée, qui leur donne non pas une, mais des identités : Européenne,
Française et Bretonne, qu’ils peuvent combiner à leur guise.
Les notions d’égalité et de liberté sont des notions fortes en Bretagne, mais égalité ne
signifie pas uniformité. L’UDB agit pour que la société bretonne assoie durablement son
identité culturelle, héritée d’une société solidaire. L’UDB souhaite que les Bretons puissent
bénéficier des meilleurs outils pour réussir dans le monde de demain, soit l’Europe des
Régions. Ainsi, l’UDB s’implique concrètement dans le développement du bilinguisme précoce
Breton français, qui a déjà fait ses preuves : ce sont nos parents et grands-parents, tous
bilingues, qui ont bâti la société bretonne que nous connaissons aujourd’hui, ouverte et
plurielle, avec des jeunes issus des écoles bilingues qui sont parmi les meilleurs élèves de
Bretagne.
L’UDB sera toujours aux côtés d’associations telles que Ai’Ta, qui lutte pour le
développement de la langue bretonne, à l’école et dans les services publics, comme nous
accompagnerons tous ceux qui oeuvreront pour la défense de notre patrimoine culturel, afin
de bâtir une société bretonne moderne et solidaire, gérant son territoire, son économie et
d’évoluer dignement, au sein d’une Europe des Régions. Enfin, « défendre nos langues et
leur diversité, notamment contre la domination d’une seule, c’est plus que de défendre nos
cultures. C’est défendre notre vie »1.
1: citation extraite du livre « Halte à la Mort des Langues » de Claude Hagège,
chercheur au CNRS, et professeur au collège France
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